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Études et articles

Les sociétés de crédit à la consommation qui représentaient une part importante des valeurs financières cotées il y a 20 ans ont depuis pratiquement disparu des compartiments cotés. Pour les marchés financiers ce n’est plus une activité « autonome » depuis le cycle de 2000-2005, comme le signalait par exemple aux Etats-Unis le rachat de Household par HSBC en 2004, et ce n’est pas l’arrivée de Bâle 3 qui viendra infirmer cette évolution.

En France le développement des activités de crédit à la consommation avait eu lieu essentiellement en dehors de la sphère d’intervention des banques de réseau plutôt sous le pilotage des banques d’investissement qui y trouvaient des revenus stables.

Ainsi les leaders français de cette époque lointaine étaient détenus par les banques d’affaires : Cetelem par Paribas, Sofinco par Suez, Sovac par Lazard. Ces établissements ont peu à peu rejoint les groupes bancaires nationaux.

A ces pôles fondateurs se sont ajoutés les outils créés par les principaux groupes de distribution (Finaref, Cofinoga,Cofidis...).
Ainsi en 2010, le crédit à la consommation est une activité importante pour les grandes banques françaises, les pôles qui les comprennent représentent près de 10% des revenus consolidés des 3 principaux groupes.

TABLEAU : Cumul des pôles crédits consommation de BNPP, CASA et SG.(cf ci-dessous)

La rentabilité de ces activités est sur la période 2005-2010 de 15% en moyenne, alors même que la charge du risque a plus que doublé entre le début et la fin de la période pour atteindre un pic de 250pb en 2009. Cette forte montée du risque provient largement des implantations internationales alors que le niveau de risque sur le marché domestique est resté contenu en deçà de 150pb.

Avec des marchés matures en stagnation et des marchés internationaux très volatils, les groupes ont commencé à revoir les plans classiques  l’expansion et le crédit à la consommation a perdu son statut de vedette pour faire l’objet d’arbitrage comme beaucoup d’autres activités bancaires. S’il est probable qu’il s’agisse toujours d’un bon vecteur de pénétration sur des marchés émergeants/émergés (Russie, Brésil ou Turquie par exemple) parfois assez protégés sur le coeur des activités de banque de détail, les projets font l’objet de plus de débats, car à la volatilité de la performance liée au cycle des risques s’ajoutent les contraintes de liquidité de Bâle 3 (notamment du ratio de liquidité à plus d’un an, le NSFR).

Ces activités forment encore un axe de croissance pour le groupe CM-CIC qui a investi dans la maîtrise des chaînes monétiques et pour les deux groupes français moins avancés sur ce marché (BPCE et La Banque Postale).

Le crédit à la consommation n’est plus pour les investisseurs un marché à part, mais bien au contraire une activité où il faut exercer des choix pour réussir et non plus faire croître la part de marché pour obtenir un certain crédit.


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